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Près de 20 000 nouveaux habitants s’installent chaque année dans l’aire urbaine de Toulouse [1]. Résultat : avec 7 000 véhicules de plus par an, les routes saturent et les habitants font face à de nombreux embouteillages. Les déplacements représentent à eux seuls 42% des émissions de gaz à effet de serre. La qualité de l’air est donc fortement impactée, avec des conséquences sur la santé des habitants et le climat.
Pour faciliter les déplacements de chacun et inciter à délaisser la voiture individuelle, la Région souhaite élaborer un « mix de mobilités » performant. Avec le Conseil départemental de la Haute-Garonne, la ville de Toulouse, Tisséo et les EPCI concernés, elle porte la candidature pour la création d’un Service express régional métropolitain (SERM) dans l’aire urbaine toulousaine. Cette nouvelle offre de transports en commun renforcera les dessertes en train et combinera d’autres services comme des cars express à haut niveau de service, des réseaux cyclables, du covoiturage, le métro…
Des mobilités améliorées et décarbonées
Pour améliorer la qualité de vie des habitants et répondre aux enjeux climatiques, un changement radical des mobilités est nécessaire. Pour que celui-ci s’opère, l’offre déployée doit répondre aux attentes des habitants et faciliter leurs déplacements. C’est l’objectif du Service express régional métropolitain. Le projet prévoit de renforcer la desserte ferroviaire et de développer toutes les mobilités douces ou partagées : cars express à haut niveau de services [2], réseaux cyclables et équipements reliant plusieurs modes de transport… Pour simplifier les déplacements des habitants, la création d’un billet unique, commun aux différents modes de transport, est une piste à explorer.
La ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse, en chantier dès cette année, est indispensable à la réalisation du Service express régional métropolitain. Les aménagements ferroviaires prévus au nord de Toulouse permettront de renforcer la circulation des trains liO.
L’aire urbaine de Toulouse, c’est quoi ?
Ce sont 452 communes centrées sur Toulouse et dont au moins 40% des habitants travaillent dans la ville-centre. Cette aire urbaine s’étend sur plusieurs départements : la Haute-Garonne, l’Ariège, l’Aude, le Gers, le Tarn et le Tarn-et-Garonne. C’est l’une des plus peuplées (quatrième derrière Paris, Lyon et Marseille – Aix-en-Provence) et l’une des plus dynamiques.
Trois points clés
Le point central du projet ? Le renforcement des trains avec une connexion aux trois lignes de métro (la 3e étant prévue pour 2028). Le Service express régional métropolitain proposera des trains de 5h à 23h, avec des passages toutes les 10 minutes aux heures de pointe et la création de nouvelles haltes. Objectif : 121 trains supplémentaires d’ici fin 2032.
Pour proposer des transports collectifs routiers efficaces, indispensables dans les communes où le train ne passe pas, la Région souhaite également accroître la circulation cars sur les grands axes routiers. Des voies réservées permettront d’optimiser les temps de parcours. Enfin, pour permettre aux habitants de combiner aisément les différents moyens de transport, la Région a la volonté de transformer certaines gares en Pôles d’échanges multimodaux. Ces équipements rassembleront le train, le covoiturage, les cars liO et le vélo.
Un projet d’envergure en plusieurs étapes :
2025 : phase d’expérimentation de la hausse des trains en heure creuse.
2028 :
- Fin des travaux ferroviaires sur l’axe Colomiers-Brax
- Mise en service de la Halle des transports de Toulouse
- Mise en service des Pôles d’échanges multimodaux de Colomiers, Montaudran et Labège-La Cadène
2031 :
- Arrivée LGV Toulouse-Bordeaux
- Mise en service des aménagements ferroviaires au Nord de Toulouse (axe Toulouse-Montauban)
- Mise en service du Pôle d’échange multimodal de La Vache.
1,5 million Habitants dans l’aire urbaine toulousaine. En 40 ans la population a doublé. |
28 minutes Temps de trajet supplémentaire par jour dû à la congestion routière [3]. |
x2 Concentration en dioxyde d’azote (NO2) à proximité du périphérique deux fois supérieure au taux autorisé. |